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PACA

Entre Alpes et Vercors en été – Jour 2…

La montée (encore !)

Aujourd’hui on part à 4, Marvin, Quentin, Ben et moi pour le lac de l’Eychauda. Ce lac est situé à 2514m d’altitude et à 6km du point de départ, tout là haut quoi.

On se lève donc aux aurores, la petite route qui mène au départ de la rando est plutôt sympa, une biche traverse même juste devant nous !

On décolle à 7h10, on est les premiers, et on aperçoit notre objectif, c’est haut, très haut… Le cadre est magnifique même si rapidement ça devient difficile…

« Imagine on arrive là haut, et le lac est à sec… »
« Arrête, c’est pas drôle ! »

Ça grimpe en lacets, le paysage bien que superbe n’est pas très varié et on n’en voit pas le bout, mais on reste motivés.

Le lac de l’Eychauda

Après plusieurs arrêts, quelques barres énergétiques, pas mal d’eau et un peu de repos pour nos jambes, nous atteignons enfin le lac de l’Eychauda en 3h. Ben, lui l’atteindra en 2h… La vue est superbe.

On se pose pour admirer le lac et manger notre premier sandwich.

On hésite à monter au col des Grangettes, qui nous demanderait une bonne demi-heure de plus et quelques 170m de plus à grimper, mais il paraît que la vue y est super…

Quentin reste pour pêcher dans le lac (oui oui il est monté avec sa canne) et Marvin décide de faire le tour du lac pour faire des photos.

On ne sera donc que deux à finir « l’ascension » avec Ben. Je rassemble ce qui me reste de force pour me motiver à monter tout là haut.

La montée est loin d’être facile, et les derniers mètres s’apparentent à de l’escalade (Ben je te vois d’ici dire que j’abuse), Ben éclaire toutes les hautes Alpes avec ses ampoules mais la vue est vraiment cool. On aperçoit même le glacier de Séguret Foran qui est à l’origine de l’eau glacée du lac.

Arrivés là haut je lâche un « waouuuuuuuuh » tellement la vue est magnifique, autant du lac que de l’autre côté du sommet c’est ouuuf !!! On se pose un peu pour contempler et faire quelques photos.

Pendant ce temps, Quentin a pêché un petit saumon qu’il a dû relâcher car trop petit, et Marvin a réussi à faire une photo.

Il est maintenant temps de redescendre… La descente est longue est difficile et il faut rester concentrer. Marvin nous attend tous les 100 m, tandis que Benjamin arrive 45 minutes avant nous….

Maël nous attend à l’arrivée avec mémé ! Quel bonheur de le retrouver !

Le lac tuckett et le mont pelvoux PACA

Entre Alpes et Vercors en été – Jour 1

Le pré de Madame Carle

Réveil matin 6h, après une bonne longue nuit de sommeil (7h !!! Je vous assure que c’est long), un p’tit dej à base de jambon et de pain et nous voilà partis.

Aujourd’hui direction lac Tuckett tout près du Glacier blanc. En arrivant au pré de madame Carle, il faut déjà être bien réveillé :

« Regaaaaaaarde des chamois, ils sont là !!! Chouchou !!!  Y’a un troupeau, sort l’objectif animal viiiiiiiiite »

Oui j’adore ces bestioles, certains diront que c’est juste des chèvres mais en même temps même des chèvres,  c’est toute mon enfance….

Temps caniculaire aujourd’hui, il fait 8° , autant vous dire que le départ pique un peu. Malgré la période et la température en journée, il y a pas mal de vestiges des hivers froids ici, comme cet immense dôme qui attend impatiemment l’hiver pour se refaire une santé.

Le Glacier Blanc

On arrive rapidement au panneau qui nous indique que le glacier blanc se trouve à 1h30, rien sur notre lac tuckett mais on sait qu’il se trouve environ à cette distance également.

Voilà le but c’est d’aller tout là-haut 😉

Plusieurs lacets s’enchaînent, la première demie heure se fait assez « fclmt » (facilement mais faut le dire vite quand même).

Pour l’heure suivante… C’est chaud. Oui j’avoue ça grimpe, on marche dans des pierres, des rochers même, lignes de vie et tout le tointoin pour pas tomber et ça griiiiiimpe ! La récompense est tout de même là, on arrive enfin en vue du Glacier Blanc, c’est juste magnifique !!

Arrivée en vue du glacier

Mon gros cul est dur à porter et je regrette tout ce que j’ai bouffé pendant le confinement (merci maman pour les gâteaux et les plats XXL) !!!! Je pars par des  » je vais abandonner  » puis des  » non allez j’ai de la chance d’être là et tout la haut ça va être trop beau, et puis je me remotive.

Oui, oui je suis sur la photo, il faut me trouver pour avoir une idée de la grandeur du paysage 😉

Et après quelques gorgées d’eau, un rythme à 3 pas par minute plusieurs soufflage comme une grosse vache on arrive en haut et là…. C’est superbe.

Le lac Tuckett

Nous voilà donc arrivés à notre objectif. Le lac Tuckett se trouve juste en contrebas du refuge du Glacier Blanc (et du glacier du même nom, original !). Et comme les alpinistes ont beaucoup d’imagination, le lac est à côté de l’ancien refuge… Tuckett. Ce refuge est le doyen des refuges des écrins, construit au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. A l’époque le glacier descendait jusque là, mais réchauffement climatique oblige, il est maintenant à 1h de marche de celui-ci. A l’époque ce sont une dizaine d’alpinistes qui ont transporté les quelques tonnes de matériel nécessaires à sa construction pour un salaire de 12 francs pour 100 kg de matériel montés ! Il faudra me payer plus cher que ça pour y retourner !!

Le lac Tuckett, l’ancien refuge Tuckett et le mont Pelvoux

Ce lc (lac mais là aussi il faut le dire vite) permet de se rafraîchir après la montée et bien qu’ignoré par de nombreux randonneurs est un vrai bonheur de photographe avec le mont Pelvoux qui s’y reflète juste derrière.

PACA

Quelques jours dans le Verdon hors des sentiers battus

Le village troglodyte et les cascades de Saint Maurin

Au départ de La Ciotat, on prévoit 2h pour s’y rendre, sauf que ça c’est si on a pas d’enfant qui a faim sur la route, une grosse vessie et pas de passion particulière pour la photographie qui vous donne envie de vous arrêter toutes les 5 minutes.

Plusieurs itinéraires sont possibles pour arriver à destination. Pour un départ entre mi-Juin et mi-Juillet, passez par le plateau de Valensole, vous aurez peut être la chance de voir les lavandes et les tournesols en fleurs. 

La cascade est visible depuis la route, juste au dessus de la départementale D952.

Lorsqu’on arrive tout près de la cascade on sent déjà la fraîcheur qui s’en dégage. Il fait au moins 40° ok je suis un peu Marseille, mais un bon 34°. Alors en grande téméraire je me mets en maillot et hop une petite douche sous la cascade ! Il fait froiiid.

Douche sous la cascade de Saint Maurin

Au dessus de la cascade, le sentier nous mène le long d’une petite rivière jusqu’aux grottes de Saint-Maurin.

Rivière au dessus de Saint Maurin

D’ici on domine le lac de Sainte Croix et le paysage est juste Waouuuuh.

Pour profiter pleinement des ce lieu classé Réserve Naturelle Régionale (et protégé du coup !) il vaut mieux être accompagné par un professionnel. Les renseignements sont disponibles à l’Office du tourisme.

Rougon et la Baume aux Vautours

Aujourd’hui entre deux concours de boules, on décide de se rendre à la Baume aux Vautours. Vous allez me dire  » keskecé ? « . Cet endroit est incroyable, oui oui oui. 

Un petit sandwich de chez Joe le snacky et en route ! On sort de la Palud-sur-Verdon pour nous rendre au village voisin de Rougon. 

Sur le sentier qui permet d’atteindre la baume, on aperçoit à mi-parcours le petit village en contrebas.

On prend à droite en haut de la montée, on avance sur le plateau, il n’y a personne comme d’habitude, et un calme… On voulait des photos de vautours mais aujourd’hui apparemment ils se cachent.

On décide de s’asseoir un peu et là tadaaaaam, un, puis deux, puis une véritable chorégraphie au dessus de nos têtes Waouuuh.

La vue sur le canyon des gorges est d’ailleurs impressionnante depuis ce point !

Il est déjà l’heure de repartir, mais on reviendra à coup sûr pour un petit portrait de ces magnifiques oiseaux !

 Châteauneuf les Moustiers

Après une nuit en tente au Camping à la ferme de Bourras à la Palud-Sur-Verdon on prend la direction de Châteauneuf les Moustiers à une dizaine de kilomètres.

Ce petit village perché à 1000 mètres d’altitude en Haute-Provence, Châteauneuf-lès-Moustiers est un village en ruine.

Pour s’y rendre, la montée se fait en une petite demie heure en montant tranquillement. Quelques gorgées d’eau et on fait le tour de ces différentes ruines en cherchant l’endroit idéal pour photographier l’ensemble de ces petites maisons.  

 

Instant Anecdote: 

Cette commune en ruine a encore son maire ! Armand Ferrando vit en contrebas du village avec ses moutons. Ce berger est à la tête de Châteauneuf depuis 1974 et il tient à ses ruines.

« C’est important qu’il y ait une trace du village, qu’on puisse encore dire : « Là, c’était Châteauneuf ». Les gens sont partis parce qu’ils étaient mieux ailleurs. La vie était tellement dure, sans eau et sans électricité. »

Route des crêtes

Assez touristique et connue mais à couper le souffle, la route des crêtes nous offre un panorama spectaculaire sur les gorges du Verdon.

Les photos parlent d’elles mêmes.